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vendredi 18 janvier 2019

Varsovie - Les Lilas de Marianne Maury-Kaufmann


Date de parution : 17 janvier 2019 aux éditions Héloïse d'Ormesson
Nombre de pages : 172

Francine a élu domicile dans le bus 96, elle connait le chauffeur à qui elle a attribué un surnom, monsieur Poutine. Dès qu’elle est chez elle, elle éprouve le besoin irrépressible de bouger, elle fuit et tue les heures dans le bus qui constitue son refuge. Solitaire, elle se sent invisible et est incapable de parler de ce qui la ronge, incapable de verser une larme, sa vie est un "ruban éternel de solitude et de silence". Elle est celle à qui l'on se confie, mais qui ne peut elle-même exprimer aucune de ses souffrances. Francine est née en 1939 à Varsovie et n'a que très peu de contacts avec sa fille et sa petite-fille.

Un jour, elle rencontre dans le bus une jeune femme, Avril. Attirée au premier regard, elle la perçoit comme quelqu'un qui pourrait la comprendre, quelqu'un à qui parler. "Ceux qui portent la même blessure se rassemblent ".

Marianne Maury-Kaufmann brosse le portrait d'une héroïne que je ne suis pas près d'oublier. Elle excelle dans l'art de mettre en scène une femme enfermée dans sa carapace de solitude et de silence, elle nous livre peu à peu ses failles, ses blessures invisibles, "son malheur qu'on ne lui pardonne pas, ce fil noir, qu'il faudrait qu'elle tranche". Elle analyse finement la relation manquée de Francine avec sa fille Roni devant laquelle Francine se sent comme paralysée. J'ai aimé la force de cette histoire et l'écriture magnifique de la première à la dernière phrase. Tout est finesse et délicatesse dans ce roman très émouvant.


Citations
" Qu'est-ce qui est le plus triste ? N'avoir pas donné de caresses, ou n'en avoir jamais senti le goût soi-même?"

" La solitude a plus d'un tour dans son sac"


L'auteure


Marianne Maury Kaufmann est l'auteur de "Pas de chichis !" et "Dédé, enfant de salaud" publiés en 2013 et 2014. Elle est également illustratrice de presse et tient la chronique hebdomadaire "Gloria" dans Version Fémina. (Source : Éditeur)



 











6 commentaires:

  1. j'avais repéré ce roman, je suis ravie d'en lire autant de bien sur ton blog !

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  2. Tes dernières phrases font que ce livre me tente.

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  3. Réponses
    1. Lu en novembre, chronique écrite à ce moment là et au moment de la publier je n'y ai pas enlevé un seul mot tellement ce roman me reste à l'esprit...

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