mardi 27 février 2018

Maria d'Angélique Villeneuve

 
Date de parution : février 2018 chez Grasset
Nombre de pages : 180

J'ai découvert Angélique Villeneuve avec son bouleversant "Nuit de septembre" aussi lorsqu'elle m'a proposé son nouveau roman il y a quelques semaines j'ai accepté sans hésitation de recevoir ce roman que j'avais repéré dans les sorties de début d'année.

Maria a cinquante-huit ans. Deux ans plus tôt, son deuxième petit-enfant est né, mais sa fille Céline et son gendre Thomas ont fait un choix de vie radical. Céline pratique l'école à la maison et intervient dans une association de parentalité nouvelle où elle conseille les parents qui veulent repenser leur façon d'élever leurs enfants. Fidèles à leur philosophie de vie, ils ont décidé de ne pas révéler le sexe de leur bébé qui portera un  prénom non genré "Noun", Céline répond sereinement aux gens qui l'interrogent "c'est un bébé qui s'appelle Noun.". Ils considèrent que c'est l'enfant qui décidera lui-même plus tard le genre qu'il veut habiter. De la même façon Céline et Thomas ont autorisé leur fils ainé de trois ans, Marcus, à changer de prénom, il s'appelle désormais Pomme, porte des robes et affectionne le vernis à ongles.

lundi 26 février 2018

L'invention des corps de Pierre Ducrozet

Date de parution : août 2017 chez Actes Sud
Nombre de pages : 304 

Prix de Flore

J'ai lu ce roman dans le cadre du Prix des Lecteurs de la Fête du Livre de Bron.

Pierre Ducrozet part d'un fait historique réel. Il s'agit des évènements du 26 septembre 2014 au cours duquel quarante-trois étudiants disparurent, enlevés ou assassinés par la police à Iguala au Mexique. Ce drame a trouvé un écho dans le monde entier grâce au déferlement qui a suivi sur les réseaux sociaux. Le personnage principal du roman, Alvaro, professeur d'informatique surdoué, rescapé du massacre, commence une errance. Il marche comme un damné la rage chevillée au corps et parvient à quitter son pays rongé par le narcotrafic, la corruption et violence pour migrer clandestinement aux États-Unis. " Il a décidé, après le passeur, la frontière, de laisser dans le désert son ancienne peau, au milieu des os et des yuccas."

vendredi 23 février 2018

La vie sauvage de Thomas Gunzig

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Date de parution : août 2017 aux éditions Au diable Vauvert
Nombre de pages : 324

J'ai lu ce roman dans le cadre du Prix des Lecteurs de la Fête du Livre de Bron.

Seul survivant d'un crash aérien dans lequel ont disparu ses parents, un nourrisson miraculé, retrouvé avec une gourmette autour de son poignet gravée au nom de Charles, grandit dans la jungle africaine. Recueilli, éduqué et éveillé à la littérature par Cul-Nu, il rencontre également l'amour avec celle qu'il nomme Septembre, une jeune fille qu'il avait rencontrée pour la première fois alors qu'elle n'avait que douze ans et lui treize, seule survivante d'un village où tout le monde avait été massacré.

mercredi 21 février 2018

Les rêveurs d'Isabelle Carré

Date de parution : janvier 2018 aux éditions Grasset
Nombre de pages : 304

Isabelle Carré nous livre avec ce premier roman un récit très autobiographique. Elle nous raconte sa famille au travers de ses souvenirs. Sa mère marquée à vie par son éducation sans aucune tendresse et par le rejet que sa famille lui a fait subir quand, jeune fille qui ne connaissait rien à la sexualité, elle s'est retrouvée enceinte jetant le déshonneur sur sa famille. La rencontre entre son père et sa mère, sa vie dans l'appartement familial entièrement peint en rouge et décoré des œuvres de son père, des  tableaux et des sculptures crues et réalistes dans une atmosphère "pop-post-soixante-huitarde-zen". Le grand écart qu'elle devait faire entre ses grands-parents paternels et ses grands-parents maternels, aristocrates plein de principes et obsédés par les apparences.

lundi 19 février 2018

Souvenirs de la marée basse de Chantal Thomas

Date de parution : août 2018 au Seuil
Nombre de pages : 224

Chantal Thomas nous raconte sa mère et leur relation. Sa mère, Jackie née en 1919, avait la particularité de vouer une dévotion fanatique à la nage. Elle pratiquait un crawl élégant, seule dans l'immensité bleue de l'océan près du Bassin d'Arcachon, à une époque où seuls les hommes nageaient alors que les femmes bien élevées restaient sur le rivage "empaquetées de jupons, de robes et de châles, protégées du vent et du soleil."
C'était  aussi une femme qui, jeune fille aux allures de garçon, avait eu l'audace de plonger dans le Grand Canal à Versailles pour y nager tranquillement sous les yeux ébahis des gardiens.

samedi 17 février 2018

Les 68 premières fois - sélection janvier 2018

Les 68 premières fois, c’est :

– De la curiosité  (découvrir de nouveaux auteurs, défricher de nouveaux territoires…)

– Du partage (promouvoir, échanger autour des premiers romans avec un collectif de lecteurs…)

– Une ambition  (faire vivre les livres dans des lieux autres que les librairies, vers des publics non acquis comme en prison, sous des formes moins conventionnelles)

– Une organisation  (une association loi 1901, partenariats avec notamment Babelio et Page des libraires, des animations et des rencontres…)

– et un blog  

jeudi 15 février 2018

L'amour après de Marceline Loridan-Ivens avec Judith Perrignon



 
Date de parution : janvier 2018 chez Grasset
Nombre de pages : 162

Alors qu'elle vient de perdre partiellement la vue lors d'un séjour à Jérusalem, Marceline Loridan-Ivens, 89 ans, se plonge dans ses souvenirs en fouillant dans une valise délaissée (sa "valise d'amour") dans laquelle elle retrouve des programmes de spectacle et des articles de presse jaunis, des brouillons de lettres qu'elle n'a jamais envoyées, des lettres qu'elle a reçues de différents hommes, de son mari et d'amies qui forment une sorte de chœur de femmes.