mercredi 12 mai 2021

Amanita de Julien Guerville


Date de parution : janvier 2021 chez Calmann Levy
Nombre de pages : 280

PREMIER ROMAN

" L’air empestait le plastique. Avec le temps, j’avais cru que j’oublierais. Que je m’y habituerais. Mais ça ne passait pas. L’odeur acide et piquante des polymères s’insinuait partout. Toujours."

lundi 10 mai 2021

L'ami arménien d'Andréï Makine

Date de parution : janvier 2021 chez Grasset
Nombre de pages : 216

" Il m'a appris à être celui que je n'étais pas", c'est ainsi que commence cette histoire d'amitié entre deux adolescents. 

L'histoire se déroule en Sibérie centrale dans les années 70, à l’époque de l'empire soviétique finissant. Le narrateur avait treize ans et vivait dans un orphelinat quand il se lia d'amitié avec Vardan, son aîné d'un an qui vivait avec sa mère Chamiram dans une pièce louée au "Bout du diable", un quartier qu'une dizaine d'Arméniens avait choisi quelques semaines plus tôt comme lieu d'échouage pour ne pas s'éloigner de leurs proches, incarcérés dans l'attente d'un procès. C'était le "royaume d'Arménie" que les gens de la ville évitaient soigneusement.

samedi 8 mai 2021

Prix Orange du livre 2021 - première sélection

 


J'ai eu la grande chance de faire partie du jury du Prix Orange 2019, un jury composé d'écrivains, de libraires et de lecteurs.

L'objectif de la première délibération du jury est d'établir une liste de 20 livres à partir de l'ensemble des lectures des romans publiés entre le 1 janvier et 31 mars 2021, lectures choisies parmi la multitude de livres que la Fondation Orange a envoyée à chaque juré (qui ne sont que des propositions de lectures...) et parmi les lectures personnelles de chacun.

Voici la première sélection du Prix Orange du livre 2021, cette liste sera réduite à 5 titres lors d'une deuxième délibération du jury mi-mai.

mercredi 5 mai 2021

Brûlant était le regard de Picasso d'Eugène Ebodé

Date de parution : janvier 2021 chez Gallimard
Nombre de pages : 256

Madeleine Petrasch, dite Mado, est née en 1936 au Cameroun d'une mère camerounaise et d'un père suédois. En 1929, à l'âge de dix-huit ans, son père, Gösta Hammar, a rejoint à Douala son oncle maternel qui était à la tête d'une société forestière florissante. Dans ce Cameroun colonisé en partie par les britanniques et en partie par les français, Gösta et son oncle se distinguaient des autres européens dont ils ne partageaient pas les préjugés racistes. Son père, bel homme au tempérament d'explorateur, découvre le monde africain et s'y sent chez lui, complètement à l'aise.

vendredi 30 avril 2021

Bilan de mes lectures d'avril 21

 Voici le bilan de mes lectures chroniquées en avril :







mercredi 28 avril 2021

Funambule majuscule de Guy Boley

 

Date de parution : janvier 2021 chez Grasset
Nombre de pages : 64

Grand admirateur de Pierre Michon, Guy Boley fait sa connaissance il y a une trentaine d'années lors d'une séance de dédicaces en librairie. Il veut lui parler du choc qu'il a ressenti à la lecture de son éloge des humbles, "Vies minuscules". " J'attendais tes livres. J'attendais depuis longtemps cette écriture inspirée."

mardi 27 avril 2021

Le roman de Jim de Pierric Bailly

Date de parution : mars 2021 chez P.O.L.
Nombre de pages : 256

À vingt-cinq ans, après un bref séjour en prison pour une bêtise de jeunesse, le narrateur, Aymeric, un jeune homme un peu paumé qui se cherche professionnellement, retrouve Florence avec qui il a travaillé quelques années plus tôt. Florence est plus âgée que lui, elle a maintenant quarante ans. Elle est enceinte de six mois et célibataire. Aymeric et Florence s'installent ensemble et Aymeric assiste à la naissance de Jim avec qui il a l'impression d'avoir entamé une relation pendant la grossesse. Durant les premières années de la vie de Jim, il s'investit auprès de lui comme s'il était son père. D'ailleurs, Jim lui-même pense être le fils d'Aymeric. "J’en retirais une forme de confiance, je ne sais pas, d’aplomb un peu ridicule. Je me sentais adulte. Ce n'était pas une histoire de maturité mais vraiment d'image sociale". Ils vivent tous les trois en harmonie au plus près de la nature dans le Haut-Jura. Aymeric se passionne pour le football parce que Jim aime ce sport autour duquel ils vont développer leur complicité. "Sans Jim notre histoire n'aurait pas duré aussi longtemps. Jim en était le centre, la structure tout autant que le ciment."

Jusqu'au jour où Christophe, le père biologique du garçon, réapparaît après un drame qui a détruit sa vie et reprend peu à peu sa place dans la famille. Aymeric devient le "parrain" de Jim qu'il continue de voir régulièrement, jusqu'au départ de l'enfant et de ses parents pour le Canada. Aymeric et Jim vont vivre cette séparation comme un arrachement. " Depuis sa naissance je ne vivais qu'à travers ce gamin qui n'était pas le mien, il était devenu plus important que tout ce que j'avais connu jusqu'alors, il avait rendu tout le reste sans intérêt."