mercredi 20 octobre 2021

Simone de Léa Chauvel-Lévy



Date de parution : 18 aout 2021 aux éditions de l'Observatoire 
Nombre de pages : 192

PREMIER ROMAN

Paris, 1920. Simone Rachel Khan n'est encore qu'une jeune femme de 23 ans. Issue de la haute bourgeoisie, elle gravite dans des cercles intellectuels parisiens. Elle aspire à devenir une âme libre et romantique. Férue de littérature, de poésie et de philosophie, elle vagabonde dans le Paris d'après-guerre, à la recherche de quelque chose ou de quelqu'un qui, enfin, pourrait la faire renaître. Elle s'intéresse aux artistes d'avant-garde et croise le chemin des Dadas qui l'irritent autant qu'ils l'intriguent. C'est alors qu'elle rencontre celui qui fera d'elle Simone Breton. 

mercredi 13 octobre 2021

Memorial drive de Nathasha Trethewey

 

Date de parution : aout 2021 chez L'Olivier
Nombre de pages : 224

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Céline Leroy.

Le 5 juin 1985, Gwendolyn, la mère de Nathasha Trethewey est assassinée par son ex-mari, Big Joe. Trente ans plus tard l'auteure entreprend l'écriture de ce livre pour comprendre la trajectoire tragique de la vie de sa mère et comprendre comment sa propre vie a été façonnée par cet héritage.

dimanche 10 octobre 2021

On ne parle plus d'amour de Stéphane Hoffmann



Date de parution : 18 aout chez Albin Michel
Nombre de pages : 256

L'histoire se déroule au Guénic sur Vilaine dans le Morbihan. Louise Lemarié, vingt ans, est fiancée au futur associé de son père Armand-Pierre Foucher, leur  mariage a été arrangé par son père qui veut renflouer son entreprise familiale, ce mariage va sauver son entreprise qu'il a menée à la ruine.

mardi 5 octobre 2021

Le parfum des cendres de Marie Mangez

 


Date de parution : 19 aout 2021 chez Finitude
Nombre de pages : 240

Sylvain Bragonard a le pouvoir de cerner n'importe quelle personnalité grâce à de simples senteurs, il exerce ce don quotidiennement dans son métier d'embaumeur, il est capable, par son analyse des parfums de dresser le portrait des morts dont il prend soin. C'est un homme de trente-sept ans taiseux et bourru qui est plus à l'aise dans le monde des morts que dans celui des vivants. Tout le contraire d'Alice une jeune femme qui a choisi les thanatopracteurs comme sujet de thèse. Au contact de Sylvain, qu'elle surnomme le Picasso du nez, elle va  découvrir le monde des odeurs et tenter de percer le mystère de cet homme qui s'est réfugié dans ce métier depuis un accident qui a bouleversé sa vie quinze ans plus tôt. 

Ce roman mérite la prime de l'originalité. L'auteure a eu l'audace de mettre en scène un embaumeur et a réussi l'exploit de nous offrir un roman d'une absolue beauté, d'une grande poésie. Elle dépeint un artiste qui traite les corps avec respect et délicatesse, le roman est centré sur la personnalité et l'histoire de Sylvain, un homme raide et solitaire que la rencontre avec Alice, pétillante et curieuse, va libérer d'un secret qui lui pèse depuis des années. Ce roman n'est absolument pas sombre, les morts sur lesquels Sylvain exerce son art ne sont que des corps, l'auteure ne s'étale jamais sur leur vie, sur les circonstances de leur mort. Leurs familles ne sont évoquées que pour décrire leurs réactions reconnaissantes face au travail effectué par Sylvain. 

L'écriture est sensorielle et fluide, le ton est juste, la narration efficace nous met face à un secret complètement imprévisible. Il n'y a rien de macabre dans ce délicieux roman, il serait dommage que son sujet fasse fuir les lecteurs. Un premier roman audacieux et très bien maîtrisé.

Ce roman est sélectionné pour le Prix Envoyé par la Poste et pour le Prix Première Plume.


L'auteure 



Marie Mangez vit à Paris où elle s'efforce de plancher sur sa thèse en anthropologie qui la mène régulièrement sur les rives du Bosphore. "Le parfum des cendres" est son premier roman (Source : éditeur)



lundi 4 octobre 2021

mercredi 29 septembre 2021

Pour que je m'aime encore de Maryam Madjidi




Date de parution : aout 2021 chez Le Nouvel Attila
Nombre de pages : 216

La narratrice raconte ses souvenirs d'enfance et d'adolescence à Drancy où sa famille fait partie des réfugiés iraniens. A treize ans elle se trouvait laide et n'aimait pas son corps, elle rejetait tout ce qui en elle trahissait trop ses origines arabes, sa touffe de cheveux indomptables, son mono-sourcil qui lui valait le surnom de "Barre de Shit", sa pilosité. Elle rêvait d'intégrer les canons de la beauté occidentale et de ressembler à ses idoles des séries télévisées américaines. 

mardi 28 septembre 2021

Buenos Aires n'existe pas de Benoit Coquil

 



Date de parution : aout 2021 chez Flammarion
Nombre de pages : 208

PREMIER ROMAN

" Il est celui par qui le scandale est arrivé, d'abord nu et dans l'escalier, puis dans un urinoir retourné. Il est l'éléphant dans le jeu de quilles des Salons, l'Ulysse aux mille ruses de l'art moderne, le Français le plus connu de l'époque à New York avec Sarah Bernhardt et Napoléon." 

Nous sommes en septembre 1918 et Marcel Duchamp est un jeune dandy discret et mondain, "la poigne de l'avant-garde dans un gant de velours", qui a fui les Etats-Unis et la guerre pour s'installer à Buenos-Aires. Il va être déçu par ce qu'il va trouver dans cette ville cosmopolite où il ne retrouve aucune trace de cubisme, aucune élucubration moderne " Ici ça clair-obscur, très adroitement, mais c'est insipide".

Une grande grève qui débute en décembre 1918, prélude à la Semaine tragique, plonge Duchamp dans la plus grande insurrection ouvrière de l'histoire du pays. S'ensuit un hiatus de neuf mois dans la biographie de Duchamp, l'auteur comble par la fiction cette période dont on ne sait pas grand chose hormis par quelques lettres auxquelles il se réfère régulièrement. Il décrit Duchamp tuant l'ennui en jouant aux échecs sans arrêt nuit et jour "l'échiquier jusqu'à l'aube les retient prisonniers." et va jusqu'à imaginer des rendez-vous manqués avec des célébrités argentines dont Jorge Luis Borges "les deux astres ne sont manqué de peu". "A Buenos Aires, il promène sa flemme en étendard. En éternel célibataire, il réduit ses besoins jusqu'à se défaire de tout lien"