Date de parution : mars 2018 chez Grasset
Nombre de pages : 256
Dans ce récit autobiographique Adélaïde Bon raconte sa vie après l'agression sexuelle dont elle a été victime à neuf ans, un dimanche de mai dans la cage d'escalier de son immeuble parisien, agressée par un violeur en série. Bien qu'elle se soit confiée immédiatement à ses parents et qu'une plainte ait été déposée, elle va vivre des années de détresse avec des crises d'angoisse inexpliquées, des accès de boulimie, une tristesse qu'elle ne s'explique pas. Elle parle des défenses qu'elle a mises en place pour lutter contre les méduses
qui l'envahissent, pour se comporter en "gentille fille désolée et coupable, tellement plus
facile à vivre", pour être aimée et plaire à tous les hommes qui passent jouant à la femme libertine et collectionnant les "hommes Kleenex". Elle montrait alors une fausse joie de vivre, aidée par l'alcool et les drogues, qui cachait sa lutte contre ses envies d'en finir. Ce mal-être va durer des années pendant lesquelles Adélaïde survit, se bat, cherche à comprendre, tente tout pour s'en sortir, faisant preuve d'une énorme volonté, malgré sa solitude et le manque de compréhension de sa famille. Elle va de psychothérapies de groupe en weekend de constellation familiale, de séances de psychothérapie à des séances de thérapie corporelle pour travailler sur le dégoût de son
corps car elle se sent nulle et grosse."Corps contraint, corps honteux, corps haï".