mardi 1 septembre 2015

Esprit d'hiver de Laura Kasischke


Date de parution : août 2013 chez Bourgois
Nombre de pages : 300

Grand prix des Lectrices Elle 2014

Roman sur la famille, la filiation adoptive, l'adolescence, le poids du passé, le poids des origines sous la forme d'un huis clos oppressant entre une mère et sa fille adoptive de 15 ans le jour de Noël.

Il est quasiment impossible de lâcher le livre et ce n'est qu'à la toute dernière page que tout prend sens ( ne regarder sous aucun prétexte l'avant-dernière page sinon, vous allez passer à côté de ce livre).
Un livre qu'on n'oublie pas !!! 


Citations
"Holly prit sa fille contre elle et, avant de la voir ou de la sentir ou de l'entendre, elle l'aima - comme s'il existait un organe et une partie de son cerveau qui auraient été l’œil ou le nez ou l'oreille de l'amour. Le premier sens. Il n'avait jamais été sollicité auparavant. En cet instant, Holly prit conscience qu'il était, en fait, son sens le plus affûté."

"Elle faisait ce que les ados sont censés faire, se séparer du mieux qu'ils pouvaient de leurs parents afin d'être capables de se lancer tout seuls dans le monde."


Cette lecture rentre donc a posteriori dans le Challenge Prix des lectrices Elle d'Enna

lundi 31 août 2015

Venus d'ailleurs de Paola Pigani

 

Date de parution : août 2015 chez Liana Levi
Nombre de pages : 168


Très beau un roman sur le drame de l'exil.
Deux jeunes réfugiés kosovars, Simona, 20 ans, et son frère Mirko, 22 ans, fuient leur pays en guerre et se retrouvent à Lyon après une marche dans la boue jusqu'à l'Italie avec un passeur et un séjour dans un centre d'accueil de demandeurs d'asile. Leur désir le plus cher est d'obtenir le statut de réfugié et un permis de travail.
Leur frère est resté au pays avec son fils, né en pleine guerre, que Mirko adore.

Deux personnalités très différentes, l'une extravertie, l'autre plus introverti et deux façons de vivre leur arrivée en France.
Simona a une volonté farouche de s'intégrer, de sortir vite du statut de primo arrivant, de ne plus être globalisée dans l'expression "Gens de l'Est", elle travaille dans un magasin discount de vêtements. La maîtrise de la langue française est un enjeu capital pour elle.

La guerre du Kosovo est évoquée au travers de quelques souvenirs qui émergent de temps en temps pour nous éclairer sur ce qu'ils ont vécu dans leur pays sans aucun sensationnalisme, juste des petites touches.

L'atmosphère de Lyon et de sa banlieue est parfaitement rendue avec le quartier de la Guillotière, le Vieux Lyon, les bouchons....
L'auteure nous fait rencontrer un vieux libraire de St Jean, un vieux travailleur émigré italien, des enfants rom, un collègue de chantier mort d'accident, des graffeurs...autant de portraits finement ciselés en quelques phrases.

Simona fait tout pour s'inscrire dans un avenir en France, essayant de ne pas penser à ce qu'elle a vécu dans son pays. C'est beaucoup plus difficile pour Mirko malgré sa rencontre avec Agathe et leur histoire d'amour, elle aussi finement distillée par petites touches. La nostalgie du pays ne le quitte pas.

C'est le second roman de Paola Pigani dont le talent se confirme ici avec toujours son écriture poétique et sensible qui nous porte, toute en délicatesse. Toujours une extrême sensibilité pour évoquer les sentiments avec un ton très juste.



Citations
"Auvergne que voulait dire ce mot? Mirko et Simona ne connaissaient que Paris.
La ville où étaient nés tous les grands hommes d'Europe et les principes de liberté, égalité, fraternité, à en croire leurs professeurs." "


"A commencé la longue route de la perte. Les exactions au village, la grand mère brûlée dans la ferme. Le père assassiné sous leurs yeux, les doigts de Mirko arrachés par la haine. La famille démembrée comme le Kosovo."


3ème contribution au Challenge 1% Rentrée Littéraire 2015










Lu du même auteur




dimanche 30 août 2015

Manderley Forever de Tatiana de Rosnay





Date de parution : février 2015

Pour écrire cette biographie de Daphné du Maurier, Tatiana de Rosnay est retournée sur les lieux où celle-ci a vécu, a consulté les nombreuses lettres qu’elle a écrites à ses amis et à sa famille et a eu accès à son journal intime qu'elle a tenu de 12 ans à son mariage à 25 ans.
Née en 1907, dans un milieu très privilégié, Daphné du Maurier a un illustre grand père paternel français, peintre caricaturiste et écrivain. Son père est un acteur de théâtre célèbre, elle entretient avec lui une relation très forte alors que sa relation avec sa mère est distante et difficile.
Daphné du Maurier éprouvait une véritable fascination pour la France et Paris puis pour Fowey en Cornouailles où elle aimait se retrouver seule.
Elle commence par écrire des nouvelles, des poèmes, ses écrits sont noirs et lugubres. Elle s'inspire énormément de sa chère Cornouailles.
Elle loue la maison qui la fascine en Cornouailles et voue une vraie passion pour ce manoir qui a donné naissance à Manderley dans "Rebecca".
On découvre grâce à Tatiana de Rosnay comment naît l' inspiration, on assiste à la naissance d'un écrivain, on sent l'importance, pour pouvoir écrire, de l'envie, de l'inspiration, des lieux, de la pièce où s'installer pour écrire... L'auteur insiste beaucoup sur la lutte permanente de Daphné du Maurier pour ne plus être cataloguée comme auteur romantique.
L'auteur nous rend cet écrivain sympathique, elle est orgueilleuse, moderne, indépendante, c'est une femme libre, qui a un goût très prononcé pour la solitude et un humour pince-sans-rire. Mais c'est aussi une femme sujette à la nostalgie, voire à la dépression, le fameux « ruban noir » qui atteint certains membres de sa famille.

J'ai trouvé cette biographie intéressante, très documentée mais parfois un peu longue. Par contre, j'ai été déçue par l'écriture de Tatiana de Rosnay que j'ai trouvée très ordinaire.





samedi 29 août 2015

Pas pleurer de Lydie Salvayre


Date de parution : août 2014 au Seuil
Nombre de pages : 288

Prix Goncourt 2014

Deux voix entrelacées dans ce roman. Celle, révoltée, de Georges Bernanos, témoin direct de la guerre civile espagnole, qui dénonce la terreur exercée par les nationaux avec la bénédiction de l'Église catholique contre les « mauvais pauvres ». Son pamphlet, "Les grands cimetières sous la lune", fera bientôt scandale. Celle, de Montsé, mère de la narratrice et « mauvaise pauvre », qui, soixante-quinze ans après les événements, a tout gommé de sa mémoire, hormis les jours radieux de l'insurrection libertaire par laquelle s'ouvrit la guerre de 36 dans certaines régions d'Espagne, jours que l'adolescente qu'elle était vécut avec candeur et allégresse dans son village de haute Catalogne.
Deux paroles, deux visions...Lydie Salvayre oscille entre violence et légèreté, entre brutalité et finesse.
En utilisant le fragnol, mélange de français et d'espagnol, elle va donner au récit une légèreté qui contrebalance sa dimension dramatique.
La prouesse de Lydie Salvayre, dans ce magnifique hommage à sa mère, est de rendre relativement légère la lecture de cette période monstrueuse unique en Europe
Livre bouleversant et émouvant.


Citations
"On peut donc tuer des hommes comme on le fait des rats ? Sans en éprouver le moindre remords ? Et s'en flatter? Mais dans quel égarement, dans quel délire faut-il avoir sombré pour qu'une "juste cause" autorise de telles horreurs?"

"Shopenhauer déclara en son temps que la vérole et le nationalisme étaient les deux maux de son siècle, et que si l'on avait depuis longtemps guéri du premier, le deuxième restait incurable."

vendredi 28 août 2015

Danser les ombres de Laurent Gaudé



Date de parution : janvier 2015

Gros coup de cœur pour ce livre qui se lit d'une traite...
Laurent Gaudé nous brosse le drame du tremblement de terre à Haïti en 3 actes : d'abord une magnifique description de la vie à Haïti, puis les 35 secondes du tremblement de terre nommé le Goudou Goudou par les survivants, puis les suites immédiates de la catastrophe.
Il recrée dès les premières lignes l'atmosphère si particulière de cette île avec le marché, les commerçants hauts en couleur, les esprits... Les personnages, tous très forts, sont campés d'emblée, on assiste à un combat de coqs, à une partie de dominos bien animée... Il évoque les manifestations qui ont eu lieu quelques années avant contre la dictature, la torture qui a sévi. On se régale des noms pittoresques des différents personnages : prophète Coicou, facteur Sénèque, Jasmin Mangecul, Ti sourire, Ti Poulette...
La montée en puissance est magnifique, la description du tremblement de terre est très réaliste, puis on assiste à l'hébétude, la solidarité des survivants après la catastrophe.
Je suis pourtant très cartésienne mais j'ai aimé la dernière partie qui a pu gêner d'autres lecteurs lorsque le monde des vivants et celui des morts se mélangent, les morts, dérangés par le tremblement de terre, sortant des failles engendrées par les secousses. J'ai même trouvé la marche et la danse finale très belle, poétique, voire lyrique. Que les personnes qui, comme moi, hésitaient à lire ce roman à cause de ce côté irréel soient rassurés, ces descriptions n'occupent qu'un tout petit passage de ce roman marquant.

J'ai découvert Laurent Gaudé avec ce livre, son histoire est magnifique et son écriture puissante.


Citations
"S'il faut mourir, alors autant vivre un peu..."

"Hommes, ce qui est sous vos pieds vit, se réveille, se tord, souffre peut-être ou s'ébroue. La terre tremble d'un long silence retenu, d'un cri jamais poussé.
Hommes, trente-cinq secondes, c'est un temps infini et vos yeux s'ouvrent autant que les crevasses qui lézardent vos routes et les murs des maisons. En ce jour, à cet instant, tous les oiseaux de Port-au-Prince s'envolent en même temps, heureux d'avoir des ailes, sentant que rien ne tiendra plus sous leurs pattes, et que, pour les minutes à venir, l'air est plus solide que le sol."


Lu du même auteur



Pour accéder à ma critique de ce livre, cliquer ici


jeudi 27 août 2015

La maladroite d'Alexandre Seurat





Date de parution : août 2015 chez les Editions du Rouergue
Nombre de pages : 112



Magnifique roman sur l'enfance maltraitée, premier roman d'un jeune auteur inspiré d'un fait divers récent.

Diana, 8 ans, disparaît. En fait, c'est  une enfant martyre dans sa famille au milieu de ses 3 frères et sœur, maltraitée par son père et sa mère.

A la manière de témoignages de sa tante, sa grand mère, son frère, de voisins, gendarmes, assistantes sociales, médecin, enseignants, directrices d'école... la courte vie de Diana nous est racontée.
J'ai beaucoup aimé ce style de narration, aucun prénom n'est cité en dehors de celui de Diana et d'Arthur, son frère aîné. Tous sont nommés selon leur lien avec Diana, "la grand mère", "la tante"...

On découvre ainsi une mère instable et immature qui accouche sous X et abandonne sa fille à la naissance, puis retourne la chercher quelques mois plus tard lorsqu'elle se remet en couple avec le père de l'enfant. 
Diana a rapidement un comportement bizarre et présente un certain retard. Des traces de coups sur son corps alertent sa famille puis le corps enseignant.
 
De multiples personnes font part de leur inquiétude et ont le courage de faire un signalement.
La grand mère y parvient bien qu'elle ait le sentiment de trahir sa fille et peur de perdre à jamais sa petite fille, ce qui évidemment ne manque pas de se produire.

Les différents enseignants et directrices font aussi un travail remarquable, tentent avec une patience infinie de gagner la confiance de Diana pour qu’elle puisse se confier à eux, convoquent les parents, alertent par courrier l'école où va aller Diana suite au déménagement des parents. Seul un médecin scolaire ne prend pas la mesure du drame que vit Diana.
Un signalement, des informations préoccupantes sont transmis au Conseil Général et au Procureur.
Mais que faire face à l'aplomb des parents, leur déni enveloppé de courtoisie mielleuse? Ils remercient les enseignants de leur sollicitude envers leur fille, expliquent tout par son handicap lié à la maladie immunitaire dont serait atteint Diana et pas sa maladresse. Des parents qui déménagent quand ils sentent la pression devenir trop forte.
Diana, quant à elle, fournit des explications pour chaque marque sur son corps avec des réponses cohérentes à celles de ses parents, il n'y a aucun moyen de la déstabiliser.

Sont très bien décrits la mauvaise conscience, le sentiment d'impuissance et de culpabilité de tous. Diana va hanter l'esprit de ses enseignants, des gendarmes, les poursuivre dans leurs rêves.
Se pose bien entendu la question des services sociaux. J'ai apprécié que ce livre ne soit pas un réquisitoire contre les services sociaux, on y voit toute la difficulté du travail social, avec le comportement "coopératif" des parents, leurs déménagements, la difficulté de passer des soupçons aux faits, de trancher entre placement d'urgence ou suivi avec soutien à la parentalité.
On se dit qu'ils ont tous fait ce qu'ils ont pu, on se demande ce qu'il aurait fallu faire de plus ou autrement ? On s’interroge sur les responsabilités de chacun...

En peu de mots tout est posé de façon précise et juste avec une grande finesse dans les portraits  L'enchainement parait vite inéluctable. Le regard de l'auteur est juste, sans jugement, exempt de sensationnalisme ou pathos.

Bouleversant , magistral. Livre dont on ne sort pas indemne...


Citations
"Je l’avais prévenue, quand elle avait quitté la maison, je savais ce que c’est, on se marie trop vite, et on comprend après, et puis il y a l’orgueil, l’idée qu’on va le changer, et l’attachement quand même, et quand viennent les enfants, c’est pire." 

"En quinze jours de classe, j'avais compris, les bleus, les bosses, quand j'y repense j'ai l'impression que tout s'est déroulé à travers un cauchemar. Alors, je ne vois plus ma classe, mes élèves se figent en noir et blanc - et parmi eux, il y a Diana : elle est la seule à ne pas être en noir et blanc et à ne pas être immobile, je la sais en danger, elle me regarde, comme si elle guettait de moi ce que je peux faire, ce que je vais faire. Mais dans le cauchemar, je sais que tout est déjà trop tard pour elle, elle me regarde, et je ne peux rien faire, et je voudrais qu'elle me pardonne"

2ème contribution au Challenge 1% Rentrée Littéraire 2015

mercredi 26 août 2015

Marathon des mots - Toulouse - Juin 2015


MARATHON DES MOTS à Toulouse du 25 au 28 juin 2015
11ème édition
Cap sur le Liban et la Syrie

Virée à Toulouse cette année avec Nicole (3 ou 4ème participation) et Jacqueline pour qui c'est une première.
10ème édition pour moi.

Logement à 2 pas du Capitole par Airbnb : Beautiful Apartment Historic Center 
Très bien aménagé et très bien situé, adresse à retenir.

Jeudi 25 juin
* Lecture par Brigitte Fossey de "Nulle part dans la maison de mon père" d'Assia Djebar à la Chapelle des Carmélites
Moyen, lecture surjouée.
 
* Lecture par Pierre Santini de "Lettres à Alexandrine" d'Emile Zola à la Chapelle des Carmélites
 Belle lecture, texte très intéressant.

* Lecture par Ariane Ascaride de "Pas pleurer" de Lydie Salvayre en présence de l'auteur au théâtre du Capitole
Deux voix entrelacées dans ce roman. Celle, révoltée, de Georges Bernanos, témoin direct de la guerre civile espagnole, qui dénonce la terreur exercée par les nationaux avec la bénédiction de l'Église catholique contre les « mauvais pauvres ». Son pamphlet, "Les grands cimetières sous la lune", fera bientôt scandale. Celle, de Montsé, mère de la narratrice et « mauvaise pauvre », qui, soixante-quinze ans après les événements, a tout gommé de sa mémoire, hormis les jours radieux de l'insurrection libertaire par laquelle s'ouvrit la guerre de 36 dans certaines régions d'Espagne, jours que l'adolescente qu'elle était vécut avec candeur et allégresse dans son village de haute Catalogne.
Deux paroles, deux visions...
Très beau moment, lecture magistralement interprétée par Ariane Ascaride qui donne envie de relire ce beau roman.


Vendredi 26 juin
* Lecture par Daniel Mesguich de "Les druzes de Belgrade" de Rabee Jaber au Cloître de Jacobins
La voix de Daniel Mesguich est toujours aussi envoûtante mais j'ai peu accroché au texte.

* Lecture par Olivier et Patrick Poivre d'Arvor de leur livre "L'odyssée des marins" au Cloître de Jacobins
Peu d'intérêt.

* Lecture par Jacques Bonnaffé de "Léon l'africain" d'Amin Maalouf au Cloître de Jacobins en présence de l'auteur

* Lecture par Ariane Ascaride et Laurent Gaudé de "Danser les ombres" de Laurent Gaudé au Cloître de Jacobins
Moment fort, texte superbement lu, roman à lire de toute urgence.


* Concert littéraire de Feu!Chatterton et Eric Reinhardt : "L'amour et les forêts" d'Eric Reinhardt au théâtre Sorano
Bouleversante tragédie qui traite de l'avilissement et de la servitude au travers du harcèlement moral exercé sur l'héroïne par son mari.
Il s'agit d'une femme sous emprise qui rêve sa vie plutôt qu'elle ne la vit vraiment.
Il y est aussi question de littérature, de rêve, de soif d'absolu, d'accomplissement de soi.

Magnifique soirée, superbe interprétation de ce beau roman.


Samedi 27 juin
* Lecture par Nathalie Richard de "La condition pavillonnaire" de Sophie Divry au musée Paul Dupuy en présence de l'auteur.
L'auteure nous décrit par le menu les mille et un détails qui remplissent une vie, en l'occurrence la vie de M. A.
Ce livre plein de mélancolie se lit d'une traite, parfois on comprend l'héroïne, parfois on a envie de la secouer, de lui faire prendre conscience de tout ce qu'il y a de positif dans sa vie.
Bref, on ne reste jamais indifférent, c'est ce qui rend ce livre sur la condition féminine si agréable à lire. 
J'ai adoré le choix des passages de ce livre qui a été un vrai coup de cœur pour moi. 


* Lecture par Christophe Montenez de "Un jeune homme prometteur" de Gautier Battistella en présence de l'auteur à la cave Poésie.
Une lecture qui ne m'a pas donné envie de lire ce roman...

* Sagan enchantée : Lecture de Judith Henry et Boris Terral d'après les entretiens de Françoise Sagan "Je ne renie rien" à la salle Sénéchal
L'impression d'entendre Sagan au travers de la voix de Judith Henry...Un beau moment. 
 

 * Lecture par Eric Génovese de "Jacob, Jacob" de Valérie Zenatti au Cloître de Jacobins en présence de l'auteur.
Une lecture terne qui ne nous a pas donné l'envie de nous plonger dans ce roman. 
Roman que j'ai lu quand même ensuite et que j'ai beaucoup aimé!!!


Dimanche 27 juin
* Lecture par Catherine Allegret de "Au moins il ne pleut pas" de Paula Jacques à la Chapelle des Carmélites en présence de l'auteur.
Texte émouvant, à lire... 


* Potiche de Pierre Barillet au théâtre Sorano interprétée par Elisabeth Masse, Robert Plagnol, Bruno Putzulu, Guillaume Poix, et Nathalie Besançon 
Un agréable moment, une mention particulière à Bruno Putzulu et Nathalie Besançon excellents tous les deux. 
 

 


En résumé, les 3 moments les plus marquants auront été pour moi cette année:
- la lecture de "Pas pleurer"
- la lecture de "Danser les ombres"
- le concert littéraire de "L'amour et les forêts"

Encore une très belle édition du marathon, il a juste manqué à notre périple des rencontres avec des écrivains, trop de belles lectures ont accaparé tout notre temps...