lundi 14 novembre 2016

Mauvais coûts de Jacky Schwartzmann




Date de parution : août 2016 à la Fosse aux Ours
Nombre de pages : 200

J'ai découvert ce roman lors de la présentation de la rentrée littéraire des auteurs de la région Rhône-Alpes- Auvergne par l'Arald début septembre. La présentation qu'en a fait l'auteur, la jolie couverture, la publication par les excellentes éditions lyonnaises de la Fosse aux Ours (qui publie notamment Antoine Choplin) m'ont convaincue de lire ce roman.

Gaby Aspinall, célibataire endurci de 47 ans, travaille dans une multinationale, il est acheteur et passe sa vie à négocier des prix auprès des fournisseurs qu'il doit sans cesse harceler et si possible arnaquer. Il se définit lui-même comme un prédateur et admet volontiers qu'il est un vrai salopard.

Ce roman est une satire sociale du monde de l'entreprise, l'auteur décrit avec beaucoup de cynisme ce monde où le maître mot est "optimiser", il décrit les réunions avec sa n+1 sur laquelle il fantasme, les "gars de l'atelier" qui obtiennent un certificat médical leur interdisant de balayer, les délégués syndicaux qui mènent des combats ridicules alors que l'entreprise est en passe d'être rachetée par une entreprise américaine, les consultants qui assurent des formations sans intérêt... Personne n'est épargné, surtout pas les hommes politiques qui "parlent avec des gens qu'ils ne connaissent pas de sujets dont ils ignorent tout", "La seule expérience que peuvent acquérir les députés est l'apprentissage des postures, qui après quelques années devient une science : celle de l'imposture.".

vendredi 11 novembre 2016

La voix des vagues de Jackie Copleton


Date de parution : octobre 2016 aux Editions Les Escales
Nombre de pages : 304

Un jour, un homme d'une quarantaine d'années au visage horriblement défiguré frappe à la porte d'Amaterasu Takahashi, une vieille femme japonaise, et prétend être son petit-fils Hidéo.

Amaterasu est venue trouver refuge en Amérique en 1946 avec son mari après avoir perdu sa fille unique Yuko et son petit-fils Hidéo à Nagasaki lors du bombardement américain du 9 août 1945.

Ce jour là, Amaterasu a vécu l'explosion atomique, qu'elle appelle Pikadon, comme un éclair et un terrible bruit suivis d'un épouvantable silence. Epargnée car elle se trouvait sur les hauteurs à 1,5km du rayon d'action de la bombe, elle découvre une vision d'enfer sous une pluie radioactive noire quand elle dévale la colline à la recherche de son petit-fils de sept ans qu'elle vient de déposer à l'école et de sa  fille avec qui elle avait rendez-vous dans la cathédrale. Aucun des deux n'a survécu, leurs corps n'ont jamais été retrouvés.

Comment savoir si cet homme dit la vérité? D'autant plus qu'il n'a aucun souvenir de son enfance avant la bombe.

mercredi 9 novembre 2016

Festival Livres à vous à Voiron - samedi 5 novembre 2016

Cette année c'était la 8ème édition du festival "Livres à vous" du 3 au 6 novembre en pays voironnais.
Gaëlle Josse et Olivier Tallec en étaient les invités d'honneur.
Au programme :  des rencontres, des expositions, des lectures musicales... Des lectures avec chauffeur, une des animations les plus emblématiques du festival : choisir, écouter une lecture installé dans une vieille voiture et repartir avec le livre...

Voici ce dont j'ai pu profiter le samedi 5 novembre.

mardi 8 novembre 2016

Police d'Hugo Boris




Date de parution : août 2016 chez Grasset
Nombre de pages : 190


J'aime beaucoup la couverture de ce roman, représentant le mot Police à l'envers comme vu dans un rétroviseur avec l'ombre d'un avion projetée sur le sol.

Ce roman d'Hugo Boris nous entraine au cœur des interventions des policiers de terrain. Il va nous faire pénétrer dans leur quotidien constitué d'une variété infinie d'interventions, allant de la plus banale à la plus dramatique. Un sujet peu traité en littérature...

Les trois policiers, héros de ce roman, sont appelés pour une mission inhabituelle pour eux : la prise en charge d'un homme originaire du Tadjikistan, frappé de reconduite à la frontière. Les policiers vont devoir le véhiculer du centre de rétention à l'aéroport de Roissy. L'expulsion, un autre thème assez ignoré par la littérature...

Le récit se déroule en une sorte de huis clos dans une voiture de police par une nuit d'été caniculaire.

dimanche 6 novembre 2016

Avant que naisse la forêt de Jérôme Chantreau




Date de parution : août 2016 aux éditions les Escales
Nombre de pages : 224

Albert, le narrateur, est issu d'une famille aristocratique de Mayenne. Après un tirage au sort malheureux lors d'un partage chez le notaire ses grande parents passent de la condition de châtelains oisifs à celle de forestiers, ils quittent le château familial pour s'installer dans une maison perdue au fin fond de la forêt.

Albert et sa famille habitent et travaillent à Paris et viennent souvent passer leurs week-end  dans la maison.

Cette fois Albert revient dans la demeure familiale suite au décès de sa mère. Après l’incinération il reste seul dans la maison pour organiser la cérémonie d'obsèques de sa mère.

Albert appartient à une famille qui croit au pouvoir des arbres, à l'appel des arbres, il a lui-même un goût prononcé pour la contemplation.

jeudi 3 novembre 2016

Vivre près des tilleuls d'AJAR


Date de parution : août 2016 chez Flammarion
Nombre de pages : 128

Ce roman est une sorte d'Ovni littéraire, une expérience littéraire très particulière car il a été écrit par 18 jeunes écrivains de Suisse romande formant le collectif l'AJAR (Association de jeunes auteur-e-s romandes et romands), un nom choisi en forme de clin d’œil à Romain Gary.
Ce roman nous est présenté comme la publication d'écrits retrouvés dans les archives de la romancière Esther Montandon.

Suite au décès accidentel de sa fille Louise le 3 avril 1960, Esther brûle ses manuscrits et n'a plus jamais écrit ensuite sur la perte de sa fille. Les carnets retrouvés dans les archives contiennent ses impressions, ses pensées et ses réactions après ce deuil.

mardi 1 novembre 2016

Cannibales de Régis Jauffret


Date de parution : août 2016 au Seuil
Nombre de pages : 208

Je me suis lancée dans la lecture de ce roman car il fait partie des 4 finalistes du Goncourt.
Jostein a eu un coup de cœur pour ce roman et dit dans son article qu'il va diviser ses lecteurs entre  coup de cœur et détestation. Pour ma part, j'ai frôlé la détestation...

Il s'agit d'un roman épistolaire entre deux femmes.
Noémie, 24 ans, adresse une lettre à Jeanne la mère de Geoffrey, 52 ans, avec qui elle entretenait une liaison malgré leurs 28 années d'écart "Je suis une femme qui aime le vin des vendanges tardives."
Elle lui écrit pour lui annoncer qu'elle vient de quitter son fils.