jeudi 15 décembre 2016

Etre ici est une splendeur de Marie Darrieusecq



Date de parution : mars 2016 aux éditions POL
Nombre de pages : 160

Ce livre est une biographie de la peintre allemande Paula Modersohn Becker qui a eu un destin poignant. J'ai découvert ce livre cette année au Marathon des mots à Toulouse où j'ai entendu Marie Darrieusecq en parler avec passion.

Paula Becker est une femme peintre qui a vécu de 1876 à 1907. Elle est morte prématurément à seulement 31 ans, 18 jours après avoir donné naissance à son unique enfant, elle qui était très ambivalente par rapport à son désir d'enfant. Son dernier mot avant de mourir fut "dommage"...

Elle a peint des femmes, des enfants, elle est le première à avoir réalisé un autoportrait d'elle nue enceinte, c'est une pionnière en ce domaine. Très connue en Allemagne et dans beaucoup d'autres pays au monde, elle reste méconnue en France où elle a pourtant séjourné à plusieurs reprises, Marie Darrieusecq aimerait la faire connaître grâce à cette biographie et grâce à une exposition de ses œuvres au musée d'Art Moderne de la ville de Paris pour laquelle elle a travaillé comme conseillère.

mercredi 14 décembre 2016

68 premières fois - Le bouquet final

C'est en 2015 sur le blog de Nicole que j'ai découvert l'opération des "68 premières fois" initiée par Charlotte. J'ai suivi de loin leur aventure au fil des billets de Nicole et j'ai surtout noté le top 6 du groupe. 
Sur leurs 6 chouchous j'avais déjà lu et aimé La maladroite et Camille, mon envolée, j'ai découvert grâce à ce groupe Appartenir, Kokoro, Nos âmes seules et surtout Les échoués de Pascal Manoukian. Je les ai tous aimés et Les échoués reste un des romans qui m'aura le plus marquée cette année là.

Quand Charlotte a annoncé la reconduction de l'opération en début d'année je me suis donc précipitée pour m'inscrire.

Ce fut alors dès avril, entre les 75 participants, une circulation continue de romans de la sélection (23 romans sur les romans sortis en janvier et 16 sur ceux sortis en septembre sélectionnés par Charlotte, Eglantine et Nicole). Des réceptions et des envois de livres aux quatre coins de la France, des petites attentions dans les colis, un facteur qui ne comprenait pas ce qui se passait... 
Certaines lectures m'ont enthousiasmée, d'autres moins mais j'ai surtout découvert un certain nombre de livres que je n'aurai certainement pas lus sans ce groupe. Un groupe secret sur Facebook nous a permis d'échanger un peu sur ces romans. Le lien vers mes chouchous est ici.

mercredi 7 décembre 2016

14 juillet d'Eric Vuillard


Date de parution : août 2016 chez Actes Sud
Nombre de pages :

Une prise de la Bastille à ras d'hommes

J'ai eu la chance d'entendre Eric Vuillard présenter son livre à Manosque, il avait fait preuve d'un tel enthousiasme pour parler de son roman que je m'étais promis de le lire très vite.

Eric Vuillard plante le décor en ouvrant son récit sur l'émeute Réveillon du 23 avril. Prémices du 14 juillet, cette émeute fera 300 morts lors de la journée la plus meurtrière de toute la révolution. Jean-Baptiste Réveillon, propriétaire de la manufacture royale de papiers peints, avait réclamé une baisse des salaires alors que la famine sévissait dans une France criblée de dettes.

Eric Vuillard nous raconte la prise de la Bastille à hauteur d'homme, il met en scène le peuple. Il fait revivre tous ces invisibles en leur donnant des noms, un métier, une région d'origine... Des métiers qui racontent la vie de ces hommes, des métiers qui pour certains n'existent plus. C'est une véritable avalanche de noms, de métiers avec laquelle Eric Vuillard nous embarque pour vivre ces journées historiques.

lundi 5 décembre 2016

La mésange et l'ogresse d'Harold Cobert

Date de parution : août 2016 chez PLON
Nombre de pages : 425


Dans la tête d'un monstre

Harold Cobert s'est inspiré de l'affaire Fourniret pour ce roman. Tout le monde se souvient de Michel Fourniret, ce violeur, tueur en série qui a sévi en France et en Belgique. Surnommé " l'Ogre des Ardennes", il a été arrêté en Belgique après une tentative d'enlèvement d'une fillette en juin 2003. Il a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité incompressible pour sept meurtres de jeunes filles en France et en Belgique, les justices françaises et belges s'étant mises d'accord pour un procès unique. Son épouse, Monique Olivier, accusée de complicité de meurtre et de non dénonciation de meurtre dont elle avait connaissance, a été jugée en même temps que lui et condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 28 ans.

Harold Cobert a choisi une porte d'entrée particulièrement intéressante pour ce roman : se mettre, comme l'indique la couverture du roman, dans la tête de Monique Fourniret. Le personnage central du roman est donc Monique Fourniret, son mari quant à lui reste en arrière plan. 

samedi 3 décembre 2016

Le syndrome de la vitre étoilée de Sophie Adriansen


Date de parution : août 2016 aux éditions du Fleuve noir
Nombre de pages : 352

Où se niche le désir d'enfant?

Stéphanie et Guillaume, en couple depuis 10 ans, veulent avoir un enfant mais après plusieurs mois d'essais infructueux, ils doivent se résoudre à rentrer dans un parcours de PMA. 

Dans la première partie du livre Sophie Adriansen décrit très bien le ressenti de Stéphanie, soumise à la pression familiale, aux paroles maladroites de sa mère notamment (une mère assez caricaturale quand même...) et l'infantilisation subie de la part des médecins. La pression sociale pèse également sur elle avec toutes ses amies qui deviennent mères l'une après l'autre.
Elle va chercher désespérément des explications à la faible fertilité de Guillaume incriminant tour à tour les  sous-vêtements moulants, la pollution et ne pas manquer de culpabiliser. 

vendredi 2 décembre 2016

Mes premiers romans chouchous - sélection 2016 des 68 premières fois

L'aventure des 68 premières fois se termine, voici mon palmarès personnel. 
Certains de mes chouchous ont été encensés dans les médias ou ont même été primés mais certains n'ont malheureusement bénéficié d'aucune couverture médiatique ce qui est bien dommage...




jeudi 1 décembre 2016

Alice et les orties de Julie Bonnie


Date de parution : octobre 2016 chez Grasset
Nombre de pages : 152

J'ai beaucoup aimé Chambre 2 de Julie Bonnie et ai été ravie de la sortie d'un nouveau livre de cette auteure.
On comprend dès les premières pages qu'Alice, la narratrice, a vécu des choses très difficiles quand elle avait 12 ou 13 ans, on pense immédiatement à de la violence, une agression sexuelle...

Alice veut écrire son histoire puis ensuite la brûler. Elle veut ainsi s'en débarrasser "pour découvrir quelle saveur a la vie sans cette histoire". "Mon histoire et moi sommes deux pôles plus. Des années que je tourne autour du noyau qui me repousse, toujours."