dimanche 4 novembre 2018

Miss Jane de Brad Watson

Date de parution : septembre 2018 chez Grasset
Nombre de pages : 384

Jane Chisolm naît en 1915 dans le Mississippi. Le Dr Thompson se rend compte immédiatement qu'elle est atteinte d'une malformation physique qui va l'handicaper toute sa vie car, à cette époque, la médecine est impuissante face à son problème.

mercredi 31 octobre 2018

Bilan de mes lectures d'octobre 2018

Voici le bilan de mes lectures du mois d'octobre :

mardi 30 octobre 2018

Des mirages plein les poches de Gilles Marchand


Date de parution : octobre 2018 aux Forges de Vulcain
Nombre de pages : 130

Je n'aime pas particulièrement les nouvelles mais je ne pouvais pas passer à côté de ce recueil de nouvelles de cet auteur dont j'apprécie tellement l'univers. Je ressors complètement conquise par cet ouvrage qui regroupe 14 de ses textes.

lundi 29 octobre 2018

Objet trouvé de Matthias Jambon-Puillet



Date de parution : août 2018 aux Éditions Anne Carrière
Nombre de pages : 200 

Marc disparaît le soir de l'enterrement de sa vie de garçon. sa fiancée Nadège était enceinte, Trois ans plus tard elle a refait sa vie auprès d'Antoine qui a bien accepté son fils Enzo. C'est alors que Marc est retrouvé dans un appartement auprès du corps sans vie de Sabrina. Marc est en mauvais état mais en vie... S'ensuit une enquête. Qu'a fait Marc pendant ces trois ans? Qui est Sabrina? Nadège va découvrir que Marc était adepte de pratiques sexuelles alternatives, qu'il a formé avec Sabrina un couple hors-norme basé sur la domination et le fétichisme et fréquenté le monde du sado masochisme. Quel futur Marc et Nadège vont-ils pouvoir reconstruire? 

dimanche 28 octobre 2018

Les exilés meurent aussi d'amour d'Abnousse Shalmani


Date de parution : août 2018 chez Grasset
Nombre de pages : 400 

La narratrice Shirin a huit ans lorsqu'elle doit fuir avec ses parents Téhéran et la révolution islamiste iranienne, sa mère est enceinte du "tout petit frère" qui va naître en France. Ils vont s'installer à Paris chez les sœurs de sa mère et vivre dans une grande promiscuité avec le reste de la famille dans un appartement exigu, bien loin du faste de l'Iran.  

Réfugiée sous son canapé, Shirin décrit ce qu'elle observe, elle découvre les membres de sa famille dans leur brutalité, leur extrémisme avec toute la naïveté d'une enfant de son âge sans jamais porter de jugement sur le comportement des adultes. Les femmes rivalisent de séduction, les hommes multiplient les réunions politiques jouant aux parfaits révolutionnaires, les affreuses tantes dominent et humilient la mère de Shirin que la petite fille méprise de se laisser ainsi malmener, le père est silencieux et complètement effacé... Une communauté pittoresque et fantasque où règne de la fantaisie mais aussi beaucoup de violence, entre les sœurs mais aussi entre le grand-père et ses filles... Observatrice pleine d'humour de la psychose familiale, Shirin va peu à peu faire l'apprentissage de la liberté, du désir et de l'amour et finir par gagner son indépendance.

Abnousse Shalmani souligne l'importance de l'apprentissage de la langue du pays d'accueil, l'importance pour l'exilé d'acquérir le français pour se faire accepter, son obsession du mot juste. L'apprentissage de la langue par Shirin va fausser ses rapports avec ses parents qui vont avoir honte de dépendre de leur fille de 9 ans pour les formalités administratives " l'exil fait çà aussi : il tue la filiation, il renverse le rapport de force". "Ils avaient besoin de moi pour survivre dans le nouveau pays, je n'avais plus besoin d'eux pour vivre" 

J'ai adoré ce roman baroque qui multiple les genres mêlant des passages graves à d'autres loufoques, passant de la fiction à la fable et à la magie, le tout empreint d'autofiction et parsemé de contes iraniens. Avec une touche de réalisme magique, Abnousse Shalmani met en scène des personnages hauts en couleur, parfois monstrueux, se situant entre réel et imaginaire et une Shirin qui refuse le déterminisme familial et la nostalgie. Sous ses airs légers et fantasques, j'ai trouvé ce roman plus profond qu'il n'y parait du premier abord. Avec cet exil tragi-comique l'auteure nous parle de façon très originale de l'exil, du manque du pays natal, de la dislocation familiale et du déclassement de l'exilé, de sa reconstruction loin de son pays d'origine. Elle met en scène l'exilé de façon complètement inattendue en l'humanisant et en transformant son exil en épopée sans perdre de vue la souffrance que reste l'exil "L'exilé n'a pas d'autre visage que celui de l'exil : il ne sera jamais son pays d'adoption, pas davantage que le pays natal. J'ai fini écrasée comme tous les exilés entre un souvenir et un espoir"Le tout est joliment baigné d'éléments de la culture iranienne, des croyances et superstitions, de l'art de la politesse "le tarof", du déterminisme "le janam", de la crainte du mauvais œil, de l'emprise de la famille. L'écriture vive et visuelle, la narration bien rythmée font de ce roman foisonnant et très riche un petit régal.

Delphine a réalisé une interview très intéressante d'Abnousse Shalmani.


Citations
" L'exil, une claque qui vous déstabilise à jamais. C'est l'impossibilité de tenir sur ses deux pieds, il y en a toujours un qui se dérobe comme s'il continuait de vivre au rythme du pays perdu."

" Je cherchais à travers les choix de mon ascendance comment m'échapper des fils de son destin."

" Quelque chose me disait que la boue où j'avais grandi était la bonne matière à travailler pour trouver mon vrai visage."

" Nous étions prudents,  nous refusions les promesses pour pouvoir les tenir. "

" La majorité des exilés n'osent pas ne pas sourire, ils se sentent comme en danger. Etre gentil, c'est éviter le conflit, désamorcer la peur."


L'auteur

Née à Téhéran en 1977, Abnousse Shalmani s'exile avec sa famille à Paris, en 1985, suite à la révolution islamique. Après un début de carrière dans le journalisme et le cinéma, elle revient à sa vraie passion, la littérature, et signe un premier livre très remarqué : "Khomeiny, Sade et moi" en 2014. "Les exilés meurent aussi d'amour" est son premier roman. (Sources : Éditeur)

vendredi 26 octobre 2018

Que va-t-on faire de Knut Hamsun ? de Christine Barthe


Date de parution : 16 août 2018 chez Robert Laffont
Nombre de pages : 208

Knut Hamsun est un écrivain norvégien, lauréat du Prix Nobel de littérature en 1920.

En 1945, Knut Hamsun est placé dans une bâtisse entre hospice et hôpital en attendant son jugement pour trahison. En effet, pendant la guerre il a publié des articles sur l'Allemagne, affichant son soutien au Troisième Riech et au parti pro-nazi de Vidkun Quisling, à la tête du gouvernement de la Norvège occupée par l'Allemagne nazie, il a même rendu hommage à Hitler quelques jours après sa mort. 

mercredi 24 octobre 2018

La blessure de Jean-Baptiste Naudet


Date de parution : août 2018 aux Editions de l'Iconoclaste
Nombre de pages : 304

C'est un récit autobiographique que nous livre ici Jean-Baptiste Naudet. Robert, le fiancé de sa mère Danielle est mort en Algérie en 1960 trois mois avant son retour, à l'âge de vingt ans. La date du mariage de Robert et Danielle était fixée... Vingt ans plus tard, mariée avec Gilles, le meilleur ami de Robert, mère de trois enfants, Danielle sombre dans la dépression et la folie. Personne ne sait pourquoi, Gilles ne comprend rien, Jean-Baptiste adolescent est désespéré de voir sa mère dans cet état....