jeudi 31 août 2017

Un funambule sur le sable de Gilles Marchand




Date de parution : 24 août 2017 aux Forges de Vulcain
Nombre de pages : 354 

J'avais beaucoup aimé l'originalité du premier roman de Gilles Marchand, Une bouche sans personne, et me demandais bien comment il allait se renouveler tout en gardant son univers si personnel...Ici, Gilles Marchand traite du handicap, de la différence mais à sa manière bien particulière. Le narrateur est un jeune garçon né avec un handicap plus qu'étrange : il est né avec un violon dans la tête ! C'est une énigme scientifique pour les médecins qui sont totalement dépassés.

Dans un premier temps ses parents qui le surprotègent par  ignorance ne le scolarisent pas. Sans copains, cet enfant intelligent et sensible trouve refuge dans les livres et ses conversations avec les oiseaux car son violon lui permet d'engager le dialogue avec eux (sauf avec les pigeons et les mouettes...) Le titre provisoire de ce roman était d'ailleurs "Les oiseaux n'ont rien à dire".

mercredi 30 août 2017

La petite danseuse de quatorze ans de Camille Laurens

Date de parution : 30 août chez Stock
Nombre de pages : 176

Intriguée et touchée par "La Petite Danseuse de quatorze ans", statue de cire de Degas, Camille Laurens part à la rencontre de cette jeune fille qui a servi de modèle à Degas.
Bourgeois nanti, Degas était un grand amateur de musique et éprouvait une fascination pour les danseuses et chanteuses. Longtemps peintre, une semi cécité l'a mené à la sculpture qui, de plus, en recourant aux trois dimensions correspondait à son désir de plus de justesse, de plus de vérité.

Marie Van Goethem, la jeune modèle de Degas, née en 1865, appartenait à une famille pauvre d'émigrés belges, elle habitait dans un des quartiers les plus pauvres de Paris et évoluait dans un milieu où les mères, souvent célibataires ou veuves, forçaient leurs filles à intégrer l'Opéra de Paris comme petit rat. Souvent, dès l'âge de 8 ans, outre un travail de 10 à 12 heures par jour 6 jours sur 7, une discipline de fer et des souffrances quotidiennes au milieu de leurs sœurs de misère, elles devaient, sous la forte pression de leur mère, trouver un riche protecteur parmi les abonnés des spectacles. Pour survivre elles vendaient à la fois leurs jambes mais aussi leur corps car l'Opéra était un lieu de libertinage à l'atmosphère malsaine très connu à l'époque, leur corps était devenu leur outil de travail. Elles étaient surnommées "Les Marcheuses".
Maigre, pas très solide et pourvue de traits peu gracieux Marie est donc devenue petit rat de l'Opéra. Le surnom de rat veut tout dire de la représentation qu'avait le public de ces jeunes filles misérables...

mardi 29 août 2017

Ces rêves qu'on piétine de Sébastien Spitzer


Date de parution : 23 août 2017 aux Éditions de l'Observatoire
Nombre de pages : 308 

Le récit s'ouvre sur un sinistre défilé d'anciens prisonniers qui va conduire la majorité de ces pauvres malheureux vers l'horreur. Pendant ce temps-là Magda Goebbels, première dame du Reich, modèle de millions de femmes dans le monde, assiste à la dernière du Philharmonique pour ensuite rejoindre le bunker du Führer où se sont réfugiés ceux qui restent du Reich. Magda se terre dans ce bunker infesté de rats avec son mari et ses 6 enfants (dont le prénom commence tous par un H en hommage à l'oncle Adolf), elle est sans nouvelles de son fils ainé Harald, prisonnier de guerre depuis trois mois. C'est une pondeuse d'enfants qui ne soucie d'eux que pour les mettre en scène pour les besoins de la propagande nazie. La peur a changé de camp, en effet nous sommes en avril 45 et Berlin est assiégé, sous les bombardements des alliés qui progressent. Les nazis sont dans la crainte que des détenus survivants témoignent...

lundi 28 août 2017

Le Déjeuner des barricades de Pauline Dreyfus

Date de parution : 23 août 2017 chez Grasset
Nombre de pages : 234


Nous sommes le 22 mai 68 au Meurice, le célèbre palace parisien de la rue de Rivoli. Le pays est paralysé par une grève générale et le gouvernement est au bord de la démission, l'interdiction faite à Cohn-Bendit de rentrer en France risque de mettre le feu aux poudres, une motion de censure va sans doute être votée. La France compte un million de grévistes et le palace n'échappe pas à la fièvre qui embrase le pays : depuis la veille il est occupé par le personnel qui a proclamé l'autogestion, cependant les employés ne sont pas en grève, ils continuent d'assurer leur service auprès de leurs clients prestigieux et souvent excentriques, ils restent respectueux voire obséquieux envers eux, prêts à satisfaire tous leurs caprices. Pauline Dreyfus brosse une jolie galerie de portraits d'employés avec Roland, le maître d'hôtel et représentant syndical, Lucien le concierge, Denise la dame-vestiaire sans oublier le directeur déchu qui rase les murs.

dimanche 27 août 2017

Sa mère de Saphia Azzeddine

Date de parution : 23 août 2017 chez Stock
Nombre de pages : 240 

Marie-Adélaïde, 28 ans, est caissière à la Miche Dorée. Née sous X, elle qualifie sa vie de pourrie. Bien qu'elle se défende de fantasmer sur sa mère biologique, elle pense qu'elle vient d'une famille bourgeoise car, selon elle, les pauvres n'abandonnent pas leurs enfants "Ce sont les bourgeois qui se débarrassent des mauvaises branches."

Elle dit d'abord n'avoir jamais cherché à consulter son dossier "Je préfère vivre mal qu'aller implorer de l'amour auprès d'une femme qui me l'a refusé quand j'en avais le plus besoin" mais avoue ensuite, qu'à 18 ans, elle a entrepris des recherches qui l'ont confrontée aux multiples X de son dossier sans rien lui apprendre de plus. 

samedi 26 août 2017

David Bowie n'est pas mort de Sonia David





Date de parution : 24 août 2017 chez Robert Laffont
Nombre de pages : 180

Contrairement à ce que le titre de ce roman semble indiquer, "David Bowie n’est pas mort" n'est pas un livre sur Bowie.

Hélène, 52 ans, est la "fille du milieu" dans la fratrie qu'elle forme avec Anne et Emilie. En mai 2005, les trois sœurs se retrouvent à l’occasion de la mort de leur mère qu'elles qualifient de méchante, le besoin de dire du mal de leur mère est un des liens qui les unit…

Leur mère n'a jamais exprimé aucune tendresse, aucune affection envers ses filles. Avec un besoin de tout contrôler, d'avoir toujours le dernier mot sur tout et de prendre toute la place, elle ne désarmait jamais. Anticonformiste, elle a eu à cœur de leur apprendre l'indépendance.

vendredi 25 août 2017

Summer de Monica Sabolo


Date de parution : 23 août chez J.C. Lattès
Nombre de pages :  240

Au cours d'un pique-nique avec trois amies et son frère au bord du lac Leman, Summer disparait, volatilisée dans un bois, c'était l'été de ses 19 ans. C'est son jeune frère Benjamin, âgé de 14 ans au moment du drame, qui raconte leur histoire.

Leurs parents habitent une maison au bord du lac, ce sont des gens très aisés, le père est un avocat défenseur d'hommes politiques et d'évadés fiscaux. Benjamin le décrit comme arriviste, sa mère est une belle femme froide et insaisissable alors que Summer est présentée comme une aguicheuse paumée. Au moment du drame, le couple recevait sans cesse des amis et leur vie était rythmée par les allées et venues du père qui semblait mener une vie parallèle. Un milieu mondain "où le vernis social et la politesse étouffent les émotions". Quant à Benjamin, bourré de tics lorsqu'il était jeune, il se définit comme un esprit malade, dissimulateur. Il envie l'aisance sociale du reste de sa famille qui renvoie une image de pouvoir et de puissance. Summer et ses parents sont tous les trois beaux et blonds et Benjamin a toujours eu beaucoup de mal à se sentir des leurs.

jeudi 24 août 2017

Le livre que je ne voulais pas écrire d'Erwan Larher

 
Date de parution : 24 août 2017 chez Quidam Editeur
Nombre de pages : 259

"Tu  étais au mauvais endroit au mauvais moment, tu es un miraculé pas une victime " 

J'ai eu la chance de croiser Erwan Larher lors de la soirée du 9 décembre 2016 qui clôturait la session 2016 des 68 premières fois, les organisatrices avaient convié des auteurs de premiers romans mais également quelques auteurs amis dont Erwan, la soirée s'est terminée en petit comité dans un restaurant. A l'époque je ne connaissais ni l'écrivain, ni l'homme, ni le drame qu'il avait vécu.

Le 13 novembre 2015 Erwan assiste seul à un concert de rock au Bataclan, "À partir de là commence une histoire que je ne voulais pas raconter." Dans un premier temps Erwan refuse de témoigner comme rescapé du Bataclan, il résiste à la pression de son entourage qui le pousse à partager son expérience, à écrire sur cet événement puisqu'il était le seul écrivain présent ce soir-là dans la salle.
Dans une première partie écrite à la première personne, Erwan nous relate ses interrogations, son cheminement pour aboutir à ce qu'il nomme un projet B : il va écrire autour de l'évènement comme un romancier, son livre ne sera ni un récit ni un témoignage, il ambitionne d'en faire un objet littéraire en prenant la posture d'écrivain et non de victime. Il reprendra le "Je" de l'écrivain à la toute fin du texte.

mercredi 23 août 2017

Gabriële d'Anne et Claire Berest


Date de parution : 23 août 2017 chez Stock
Nombre de pages : 450

Le blog sort de sa torpeur estivale... Après deux mois de lectures de la rentrée littéraire mes chroniques en attente sont nombreuses, je les publie à partir d'aujourd'hui et au fur et mesure de la parution des livres.

Anne et Claire Berest ont écrit ensemble ce récit sur la vie de leur arrière-grand-mère maternelle Gabriële.  Née en 1881 et décédée en 1985 à l'âge de 104 ans, c'est une femme qu'elles n'ont pas connue, on comprendra pourquoi au fil du récit....

Gabriële Buffet, révoltée depuis le plus jeune âge, est devenue une jeune femme indépendante et libre. Elle parvient à intégrer la classe de composition d'une école de musique, un domaine inaccessible aux femmes à cette époque. Pressée par ses parents de prendre un mari alors que les hommes ne l'intéressent pas, elle part à Berlin en 1906 sans l'accord de ses parents pour échapper au mariage, elle y poursuit ses études de musique et évolue dans le milieu de l'avant-garde musicale.

samedi 19 août 2017

Grand prix des lectrices Elle 2018 - Sélection du jury de novembre

Le Grand Prix des lectrices Elle, suite !


Voici les titres des 7 livres sélectionnés pour le jury de novembre, encore de nouvelles idées de lecture... : 

vendredi 18 août 2017

Survivre de Frédérika Amalia Finkelstein

 

Date de parution : 17 août 2017 chez Gallimard
Nombre de pages : 144

J’ai reçu ce roman grâce à une masse critique Babélio, le sujet de l'après 13 novembre m'intéressait et c'était pour moi l'occasion de découvrir cette auteure que je n'avais jamais lue.

Dans ce roman écrit à la première personne, la narratrice est une jeune femme de 25 ans qui s'adresse parfois au lecteur.
Depuis les attentats du 13 novembre, elle a pris conscience de la violence qui l'entoure. Addict aux chaines d'information en continu, fascinée par l'abondance et la diversité de l'information, elle a le besoin quotidien d'avaler des dépêches. Hypnotisée par les écrans que ce soit celui de son portable qu'elle ne lâche jamais ou celui de la télévision, elle navigue sans cesse sur les réseaux sociaux à l'affut des vidéos sur internet.

jeudi 10 août 2017

Grand prix des lectrices Elle 2018 - Livres retenus par le jury de septembre

Le Grand Prix des lectrices Elle, suite !


Voici les titres des 3 livres sélectionnés par le jury de septembre: