mercredi 24 août 2016

Fils du feu de Guy Boley - Rentrée littéraire





Date de parution :  24 août 2016 chez Grasset
Nombre de pages : 160

Voici une histoire qui se passe dans un lieu et une époque non précisés.
Au fil du récit, on devine simplement que nous sommes dans les années 50-60, dans un quartier populaire et ouvrier d’une petite ville de province qui va être identifiée comme la ville de naissance de Victor Hugo, donc Besançon (merci internet!).

Le narrateur est un enfant qui nous raconte le monde dans lequel il vit.
C’est donc une vie de famille vue à hauteur d’enfant qu’on découvre avec une enfance près d’un dépôt de locomotives qui dégagent des panaches de fumée, avec le bruit de la forge où son père et son employé Jacky, un homme taiseux que l’enfant admire, martèlent de concert et  domptent le fer et le feu. Installé sur son muret, l’enfant observe aussi sa grand-mère étêter et dépecer des grenouilles vivantes et les femmes brasser leur linge dans les baquets bouillonnants de la chambre de lessive.
Un monde magique vu par le regard émerveillé d’un enfant…

mardi 23 août 2016

68 premières fois - sélection d'autômne 2016

On l'attendait, on en rêvait, elle est arrivée ce matin...

Voici donc la deuxième liste des premiers romans sélectionnés pour le groupe des 68 premières fois. 

Après les 23 romans de la première sélection parus en début d'année, ce sont 13 nouveaux romans que nous allons lire, deux ou trois titres s'ajouteront peut-être, les organisatrices attendent les dernières parutions... 

Il y a moins de romans sélectionnés qu'initialement prévu car Charlotte, Nicole et Eglantine ont eu beaucoup moins de coups de cœur qu'en janvier. La qualité plutôt que la quantité!

Certains d'entre eux ont déjà les honneurs de la presse mais d'autres pas du tout...

- Désorientale de Négar Djavadi
- Monsieur Origami de Jean-Marc Céci
- Lithium d'Aurélien Gougaud
- La rentrée n'aura pas lieu de Stéphane Benhamou
- Petit Pays de Gaël Faye
- Les mains lâchées d'Anaïs Llobet
- Garde corps de Virginie Martin
- Lucie ou la vocation de Maëlle Guillaud
- Bonneville de Laurent Saulnier
- Fils du feu de Guy Boley
- Hiver à Sokcho d'Elisa Shua Dusapin
- Vivre près des tilleuls de l'AJAR
- Avant que naisse la forêt de Jérôme Chantreau

J'ai déjà lu et beaucoup aimé Les mains lâchées, Fils du feu et Lucie ou la vocation. De belles lectures en perspective...



La légende de nos pères de Sorj Chalandon


Date de parution : août 2011 chez Grasset
Nombre de pages : 253 

Un devoir de mémoire

La légende de nos pères était le seul livre de Sorj Chalandon que je n'avais pas encore lu...

Le narrateur Marcel Frémaux est un ancien journaliste devenu biographe familial, qui  "rédige la mémoire des autres" en remettant "en ordre les mots des simples gens"; "on me prête une vie et moi j’offre les mots."
C’est un homme seul qui n'a plus de famille, sa mère et son frère sont décédés peu de temps après son père.

Quelques années après l'enterrement de son père (où il y avait 9 personnes et 3 drapeaux), une jeune femme lui demande d'écrire la biographie de son père sur ses actes de bravoure pendant la période où il a été résistant dans un souci de préserver la mémoire familiale. Elle souhaite faire ce cadeau à son père qui est un homme qui a toujours refusé médaille et honneur et a tenu à garder son nom de guerre, Beuzaboc.
Le narrateur va rencontrer Beuzaboc lors d'entretiens d’une heure au cours desquels il va recueillir les éléments pour rédiger son livre, Beuzaboc lui parle de l'aviateur anglais qu'il a caché, du soldat allemand qu'il a tué...

Le narrateur va se retrouver à écrire l'histoire d’un homme qui le renvoie à l’histoire de son père qui est mort sans lui avoir parlé de son passé, c'était "un père sans confidences" qui refusait de répondre à ses questions.

lundi 22 août 2016

Les mains lâchées d'Anaïs Llobet - Rentrée littéraire


 
Date de parution : 18 août chez PLON
Nombre de pages : 152

Un typhon et son après vus par une journaliste

Voici un roman  inspirée d'une histoire vraie qui se lit d'une traite en apnée totale. 

Le 8 novembre 2013, un typhon est annoncé dans les Philippines. Yolanda est d'abord prévu d'une puissance de 3 puis de 4 pour finir par être qualifié de "storm surge", mais personne ne sait ce que ça veut dire...
Malheureusement Yolanda est extrêmement puissant et dévastateur, un véritable tsunami d'eau et de vent, le plus puissant de tous les temps. Il suffira d'une heure et de trois vagues pour complètement dévaster l'île de Tacloban et faire 7000 morts. 

Madel, présentatrice à la télévision locale, vit sur l'île avec Jan, chirurgien esthétique. Quand le typhon est annoncé, ils se réfugient dans leur maison qu'ils croient sûre, Jan confie à Madel le petit garçon de sa voisine, Rodjun âgé de 3 ans.

Anaïs Llobet nous plonge dès les premières pages dans l'enfer du cyclone, une grande vague emporte tout, Jan et Rojun disparaissent. Madel ne se pardonnera jamais d'avoir lâché la main de l'enfant...

samedi 20 août 2016

Prix du roman Fnac 2016 - Première sélection

  
400 adhérents et 400 libraires de l’enseigne ont lu sur épreuves les parutions de la rentrée littéraire 2016 pour retenir 30 romans qui seront en lice pour le Prix du Roman Fnac 2016. 

Les finalistes de cette sélection seront dévoilés fin août et le lauréat, qui succédera à Lauréat Binet pour La septième fonction du langage, sera connu le 1er septembre. 

Nouveauté pour cette année, le lauréat se verra remettre son Prix lors du premier Forum Fnac Livres qui se tiendra au Carré du temple à Paris  du 2 au 4 septembre 2016. 
L’écrivain américain, Jonathan Franzen en sera l’invité d’honneur.

vendredi 19 août 2016

Crépuscule du tourment de Léonora Miano - Rentrée littéraire




Date de parution :  17 août 2016 chez Grasset
Nombre de pages : 288

L’histoire se passe de nos jours, quelque part en Afrique subsaharienne, au Cameroun peut-être.

Crépuscule du tourment est un roman choral dans lequel 4 femmes s'adressent tour à tour au même homme, d'abord sa mère, puis Amandla la femme qu'il a aimée et quittée, Ixiona qui partage maintenant sa vie mais qu'il n’aime pas et enfin sa sœur Tiki.
Cet homme est absent, elles ne s'adressent donc pas directement à lui et elles ne sont pas ensemble non plus. C'est une succession de monologues où chacune parle de sa vie à partir d'un même évènement, chacune raconte les mêmes faits mais d'un point de vue différent.

Elles ont toutes en commun un secret refoulé, une blessure d’enfance et en toile de fond le fardeau de la colonisation et de l’asservissement de la femme.

jeudi 18 août 2016

Livre pour adultes de Benoit Duteurtre - Rentrée littéraire




Date de parution : 18 août 2016 chez Gallimard
Nombre de pages : 238

Benoit Duteurtre dont j’avais bien aimé le dernier livre assez fantaisiste « L’ordinateur du paradis » nous livre ici un texte beaucoup plus intime. Il ne faut pas se fier à son titre qui pourrait évoquer un livre un peu coquin...

En deuil de sa mère, il égrène ses souvenirs d’enfance dans ce livre qui tient à la fois de l’autobiographie quand il évoque sa mère, petite fille du président Coty, femme à l'optimisme forcené, son meilleur ami et beaucoup de ses chers disparus mais qui contient aussi  de belles  réflexions sur la vieillesse, la déchéance, l’amitié, la mort, l’évolution du monde rural… Autobiographie et réflexions auxquelles sont mêlées des fictions sous la forme de nouvelles qui reprennent souvent les thèmes abordés sous l’angle de la réflexion. Une construction intéressante et originale.