Voici le bilan de mes lectures d'été. J'ai commencé dès le mois de juin à lire des romans de la rentrée littéraire en ne publiant ma chronique qu'à la sortie du livre ce qui explique la déferlante de chroniques depuis le 16 août... J'ai également lu beaucoup de premiers romans (94 premiers romans sont publiés à la rentrée...) car j'ai intégré le comité de lecture du groupe des 68 premières fois qui a la lourde tâche d'établir la sélection des premiers romans qui circuleront ensuite dans le groupe.
vendredi 31 août 2018
Simple de Julie Estève
Date de parution : 22 août 2018 chez Stock
Nombre de pages : 208
Nous sommes dans un village perché dans les montagnes corses, le roman commence par l'enterrement
d'Antoine Orsini. Julie Esteve va nous faire entendre la voix d'un homme
"qui pour certains ou le reste du monde, n'en était pas un".
jeudi 30 août 2018
Le guetteur de Christophe Boltanski
Nombre de pages : 288
En vidant l'appartement de sa mère après son décès le narrateur, derrière lequel se cache l'auteur, tombe sur le manuscrit d'un polar qu'elle avait entamé et nommé "Le guetteur". Il va partir à la découverte de sa mère, une femme fantasque et mystérieuse qui vivait recluse, retirée du monde, depuis plusieurs années avec pour seul compagnon son chien. "Était-elle devenue romancière en noir, à la suite, elle aussi, d'un déraillement? D'une sortie de route?"
mercredi 29 août 2018
Quand Dieu boxait en amateur de Guy Boley
Date de parution : 29 août 2018 chez Grasset
Nombre de pages : 180
J'avais tellement aimé le premier roman de Guy Boley, Fils du feu, que je me suis naturellement précipitée sur son nouveau roman. Guy Boley raconte ici son père René à qui il rend un magnifique hommage. " Mon père ce héros. Mon roi d'éternité". Après son décès, Guy Boley comprend quel artiste était vraiment son père et quels étaient ses rêves. " Toujours on sous-estime les gens qu'on aime trop, ou ceux qu'on aurait dû aimer encore bien davantage."
mardi 28 août 2018
Réelle de Guillaume Sire
Date de parution : 22 aout 2018 aux Editions de l'Observatoire
Nombre de pages : 305
Johanna Tapiro vit avec ses parents et son jeune frère au sein d'une famille dont la vie est articulée autour de la télé, tous sont en permanence scotchés devant leur écran y compris pendant les repas. Ils sont également très friands de presse people. La jeune adolescente de quatorze ans veut échapper à ce milieu qu'elle considère comme "beauf", elle s'inscrit avec son amie Jennifer pour la sélection régionale de l'émission Graines de star et acquière immédiatement une certaine notoriété dans le quartier. Un premier pas pour devenir célèbre, le rêve de Johanna, et rencontrer Ophélie Winter son idole.
lundi 27 août 2018
Vivre ensemble d'Emilie Frèche
Date de parution : 22 août 2018 chez Stock
Nombre de pages : 288
Emilie Frèche campe le propos dès le premier paragraphe "La première fois qu'ils se sont vus tous les quatre, le fils de Pierre n'a pas supporté un mot du fils de Déborah, ou peut-être était-ce juste un rire, une mimique et pris d'une rage folle, il s'est mis à hurler qu'il les détestait, que de toute façon elle ne serait jamais à son goût et Léo non plus, qu'elle ne serait jamais sa mère et Léo jamais son frère, puis il a attrapé le couteau de boucher aimanté à la crédence derrière lui et, le brandissant à leur visage, il a menacé de les tuer - cela faisait une heure à peine qu'il les connaissait."
dimanche 26 août 2018
Les poteaux étaient carrés de Laurent Seyer
Date de parution : 23 août 2018 chez Finitude
Nombre de pages: 144
12 mai 1976. Ce soir les Verts de Saint-Étienne rencontrent le Bayern de Munich à Glasgow en finale de la coupe d’Europe. Nicolas, treize ans et demi, est devant la télé, comme ses copains du
collège, comme la France entière.
Un an et demi plus tôt, quand sa mère est partie, Nicolas a reporté son besoin d'aimer sur le club de foot de St Étienne qu'il appelle Lasse, club pour lequel il voue une véritable passion, club qui a fini par devenir sa vraie famille. Lors de la séparation de ses parents dont il n'a pas connu la cause, le jeune garçon n'a pas pleuré. Par mimétisme avec son père, il n'a eu aucune réaction au départ de sa mère. " L'absence d'émotion est, chez mon père, le signe d'un vide intérieur"
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