mercredi 15 mars 2017

Les jours de mon abandon d'Elena Ferrante


 




Date de parution : 2004 chez Gallimard
Nombre de pages : 224

Fan absolue d'Elena Ferrante depuis sa saga napolitaine (L'amie prodigieuse et Le nouveau nom ) j'ai voulu découvrir ce qu'elle avait écrit avant cette série.

Olga, 38 ans, est mariée et a deux enfants. Sa vie bascule le jour où son mari la quitte sans aucun signe annonciateur. Elle passe alors par plusieurs étapes, cherche d'abord à le récupérer, avant de passer par la colère puis la résignation.  

Olga qui avait renoncé à sa carrière d'écrivain en se mariant n'a pas de travail, pas d'amis ni de centres d'intérêt, elle se replie complètement sur elle-même. Entièrement centré sur les pensées et actions d'Olga dans les mois qui suivent le départ de son mari, ce récit n'aborde pas le ressenti des deux enfants.


J'ai été surprise par des passages lourds, voire incompréhensibles même après relecture, sans doute des maladresses de traduction, cela a gâché un peu ma lecture.

L’atmosphère est pesante dans ce récit, heureusement des touches d'humour l'allègent de temps en temps car Olga a le don de se mettre dans des situations ubuesques.

Même si j'ai retrouvé la finesse d'Elena Ferrante dans son analyse de la psychologie d'Olga, j'ai beaucoup moins aimé ce roman que sa saga. Essentiellement à cause de la trop grande lourdeur de l'atmosphère et des erreurs de traduction.  



L'auteure
Probablement née à Naples, ville présente dans ses deux romans, Elena Ferrante (un pseudonyme) vivrait selon certains en Grèce. Selon d'autres, elle serait retournée s'installer à Turin.

L'auteur dont quasiment rien n'est connu avec certitude, refuse d'être un personnage public et ne s'est pas présentée à la remise des prix que son premier roman "L' Amour harcelant" avait obtenu en 1992.
Elle n'accorde aucune interview.

Elena Ferrante a également publié en 2003 un recueil de lettres à son éditeur, de textes et de réponses à ses lecteurs où elle parle d'elle-même, de son travail. Elle tente de faire comprendre ses raisons de demeurer dans l'ombre, parle d'un désir d'auto-préservation de sa vie privée, d'un souci quelque peu névrotique d'inaccessibilité, de son souci de maintenir  entre elle et son lectorat une certaine distance et de ne pas se prêter aux jeux des apparences où risquent de l'entraîner les contacts avec la presse. Elle est fermement  convaincue que ses livres n'ont pas besoin d'une 4ème de couverture reproduisant sa photographie et entend qu'ils soient perçus comme des organismes auto-suffisants auxquels la présence de l'auteur ne pourrait rien ajouter  de décisif.



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2 commentaires:

  1. je l'ai bien aimé mais ce n'est clairement pas mon préféré (et je n'aurais peut-être pas autant plongé dans l'oeuvre de Ferrante si j'avais lu celui-là en premier) - moi aussi j'avais été agacée par la mauvaise traduction, c'est un traducteur qui n'est pas le même que pour la série de L'Amie Prodigieuse

    Dans les autres romans en-dehors de la série de l'Amie Prodigieuse, j'ai beaucoup aimé Poupée Volée, mais j'ai eu du mal avec L'Amour Harcelant que j'ai trouvé très glauque!

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    Réponses
    1. Toi aussi tu as été agacée par la mauvaise traduction... c'est incroyable que l'éditeur ait laissé passer toutes ces lourdeurs.
      Je pense continuer ma découverte d'Elena Ferrante mais ce ne sera qu'avec Poupée volée, je vais laisser tomber L'amour harcelant au vu de ton avis...

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